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Colle de pâte, colle d’amidon et colle de peau

Les colles traditionnellement utilisées dans la fabrication des livres anciens sont des colles obtenues soit de végétaux (céréales) soit d’animaux. Elles ont la qualité d’être des colles réversibles, et sont encore employées « naturellement » ou chimiquement recomposées dans les arts appliqués et bien entendu dans le domaine de la conservation / restauration.

La colle de pâte ou colle de farine

Elle est réalisée à base de farine (blé, mais, froment), il est assez simple d’en faire chez soi, je me suis prêtée à cette expérience amusante et vous livre la recette en vidéo !

Attention : Cette colle a plusieurs inconvénients : D’abord elle adhère lentement, il faut mettre sous presse une demi-journée pour obtenir un collage parfait. De plus, nos farines alimentaires contiennent du gluten, substance dont raffolent les petites bêtes bibliophages. Elle ne se conserve que quelques jours (au réfrigérateur). Les qualités antiseptiques du vinaigre préserve la colle des bactéries, mais sa forte acidité n’est pas très appréciable. L’expérience est amusante, c’est une colle qui peut être réalisée « en dépannage » pour recoller des dos de livres brochés, par exemple.
Il est préférable de fabriquer de la colle d’[glossary id=’1003′ slug=’amidon’ /].

La colle d’amidon

Cette colle est supérieure en qualité : on emploie de l’amidon de céréales (froment, riz). On peut très bien en fabriquer chez soi en se procurant l’amidon de riz qu’utilisaient nos grands-mères pour l’entretien du linge : l’Amidon Rémy (pour ne pas le nommer). Ce produit se trouve encore en grandes surfaces au rayon des lessives, et même sur Amazon ici : Amidon de riz en cristaux – 2 Kg
Ce produit se présente en paillettes ; la colle se prépare exactement de la même manière que dans la vidéo ci-dessus, simplement on remplace la farine par les paillettes d’amidon. Un antiseptique naturel comme l’essence naturelle de thym (huile essentielle) sera préférable au vinaigre.
Là on obtient une colle de bonne qualité que l’on conserve un dizaine de jours au réfrigérateur. On l’emploie pour coller le papier, voire pour réencoller les papiers marbrés des reliures demi-cuir. Tentez l’expérience !

La colle de peau, ou gélatine de peau

C’est la « colle forte » du relieur. Elle est fabriquée avec les rognures d’animaux mammifères veaux, boeufs, lapins (nerfs, tendons, cartilages, pieds…) ou débris de poisson (peau). Le principe est de cuire ses rognures dans de l’eau jusqu’à obtenir un épais liquide qui va gélifier et durcir. On prépare ensuite la colle en prélevant de ce bloc gélatineux des morceaux que l’on dissout dans l’eau chaude. La colle est forte selon que l’on dilue plus ou moins la gélatine. Peu diluée, cette colle est extrêmement forte et souple et convient parfaitement au travaux du relieur. Très diluée, elle était employée également au moulin à papier pour imperméabiliser les feuilles de papier chiffon de lin. On considérait la colle de poisson de Russie comme la meilleure, les moulins ou ateliers les plus riches n’hésitaient pas à en importer malgré son coût élevé.

Les colles de synthèse

Aujourd’hui on préfère employer des colles de synthèse, non seulement parce qu’elles respectent les impératifs de réversibilité et parce qu’elles contiennent des agents fongicides. La chimie a tout de même du bon ! Mais ce n’est pas une raison pour laisser son pot de colle ouvert ! Là encore, il faut être vigilant à la conservation du produit, bien nettoyer ses pinceaux et toujours utiliser des récipients bien hermétiques et propres.

PLANATOL ELASTA (la colle que j’emploie, pure ou diluée)
Colle d’Amidon
Colle de peau de lapin

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