lecture

Une physionomie de la lecture, vue par les artistes peintres

Après la série des tableaux de bibliothèques privées, poursuivons notre promenade en peinture en nous intéressant à la lecture. (ci-dessus détail Franz Eybl – Jeune fille lisant – 1850)
Pour peindre « la lecture », il faut observer les lecteurs, saisir la position du corps, la distance entre le livre et les yeux, observer le moindre rictus sur le visage… La lecture est une activité intellectuelle me direz-vous, peu de mouvement, peu de geste et l’on risque de contempler dans cet article une série de « portraits aux livres » en peu ennuyeuse.
Effectivement, même si les toiles sont très plaisantes avec des lecteurs bien enfoncés dans leur fauteuil ou des lectrices dans des poses alanguies, j’ai préféré m’attarder sur des lectures plus animées, et pour commencer par la lecture en position verticale.

Lire en marchant

Plus qu’une véritable marche, il s’agit d’un lent mouvement de balancier du corps qui peut rythmer la lecture. Quelques pas puis une pause, comme pour respirer et digérer le texte. La lecture qui nous transporte, la lecture qui nous guide. Les tableaux ci-dessous montrent parfaitement ce mécanisme de lecture en léger mouvement.

Lire debout

Restons debout avec cette autre série de lecteurs. Certains viennent chercher la source lumineuse de la fenêtre, d’autres sont happés par le texte et restent figés, d’autres dévorent les livres et sont collés debout à la bibliothèque, enfin d’autres donnent une lecture à un auditoire… ces derniers nous conduiront tout droit vers le prochain thème.

Lire à voix haute

Seul, à deux ou en assemblée… lire à voix haute, c’est incarner le texte et/ou le transmettre. Enfant, on anone. La lecture à voix haute aide à comprendre le texte. A deux, la lecture est partagée et l’auditeur attentif se concentre sur le texte. En couple, la lecture devient un moyen de séduction… En assemblée, la lecture se change en théâtre où le lecteur pousse de la voix…

Lire avec les mains

Mais lire à voix haute, c’est faire passer le texte de l’écrit à l’oral. Lorsque l’on parle, on a tendance à appuyer nos mots par des gestes de la main. Idéal pour le peintre ! Une lecture gestuelle où le sujet joue des mains pour faire passer sa lecture.

Lire… sans livre

😀 Une espèce de respiration pendant la lecture, lorsque nos yeux se détachent du livre et que notre regard se fixe quelque part, sans rien voir… car le plaisir de lire c’est le goût du texte qu’il faut laisser entrer en nous, qu’il nous porte à la rêverie ou dans de profondes réflexions.

J’espère que ces quelques toiles vous aurons fait passer un agréable moment et je pense qu’il faudra boucler cette promenade chez les peintres en consacrant un dernier article « galerie » au livre lui-même. A suivre, donc…

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