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Utilisation du papier japonais dans la restauration des livres anciens

Le papier « japon » ou « washi », fabriqué à base de fibres végétales le plus souvent provenant de l’écorce de mûrier « kozo« , est un papier fabriqué à la main, extrêmement résistant, neutre bien évidemment, qui présente de nombreuses qualités en matière de restauration de livres anciens.

Pour le plaisir de voir les gestes ancestraux se perpétuer, regardons cette femme
fabriquer des feuilles de papier japonais une par une…

1- restauration du papier

Un coin émoussé, une déchirure, des lacunes ou des trous causés par les galeries de vers ? Le papier japon est le matériau indispensable au restaurateur de documents graphiques.
Ce papier existe en différents grammages (à partir de 5g). Il faut le déchirer pour conserver ses caractéristiques mécaniques, car ses longues fibres sont entremêlées.
Une petite bande déchirée dans une feuille de papier japon d’un grammage très léger permettra de réparer une page de livre déchirée. Il faut l’encoller et l’appliquer comme un pansement en frottant au plioir dans le sens des fibres.
De même pour les lacunes, on appliquera une greffe au recto et au verso à l’aide d’un pinceau humide. Une fois en place, on applique de la colle, toujours au pinceau, sur les bords de la greffe. Les longues fibres du papier japon permettent une bonne adhésion de la greffe sur le papier.

2 – restauration de reliures

Restauration, consolidation de reliures de type « cartonnage »

L’utilisation de papier japon dans le traitement des reliures « modernes », percalines ou cartonnage est fréquente et tout à fait adaptée.
Remodeler un coin émoussé, consolider un mors fragile, restaurer une coiffe, en superposant des couches de papier japon, améliore considérablement le livre mécaniquement et esthétiquement. Exemple en image sur un livre percaline dont le haut du plat et de la coiffe a été grignoté par un rongeur.

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Le papier japon a permis de fixer une bande de carton manquant au 1er plat et de combler tous les manques de matières. Imbibé de colle, il est très maléable. On applique de nombreuses couches de papier japon pour obtenir un comblage parfait. Lorsqu’il sèche, on constate la solidité du montage. Un ponçage très fin donne une finition avant de faire une mise au ton. Ici, on a utilisé de la peinture acrylique.

Restauration, consolidation de reliures anciennes en cuir.

L’utilisation du papier japon est dans ce cas plus discutable. Confrontées aux volumes importants des fonds anciens, les bibliothèques adoptent l’utilisation du papier japon plus comme un traitement d’attente que comme une restauration à part entière. En effet, appliquer sur le cuir des bandelettes de papier japon permet de stopper les dégradations des cuirs épidermés.
Les professionnels de la restauration des reliures anciennes optent pour les greffes de cuir : ils choisiront une peau de même nature, et appliqueront les pièces de cuir sous le cuir ancien. Enfin, le cuir ancien sera incrusté dans la pièce neuve, et une mise au ton ou reprise de dorure. La cohérence des matériaux et le rendu esthétique sont indiscutables, l’intégrité du livre est préservée.

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– A lire pour savoir reconnaître les qualités d’un washi : reconnaitre un papier japon de qualité, et bien le choisir

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